luoran

13 octobre 2011

Tout con, tout bon !

Publié par luoran dans Boire & manger

Ce pourrait être ma devise culinaire. Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais je ne me lance que dans des recettes simples, rapides, mais non moins goûteuses ! Malgré tout, je rêve de réaliser un jour un plat qui mijote pendant des heures, avec bouquet garni, fond et tout et tout…

Aujourd’hui, point de bouquet garni, je m’en vais vous conter l’histoire de la betterave et de la courgette…

Râpé de betterave au chèvre sec et Pesto de courgette. Alors, déjà vous avez carte blanche : apéro, entrée, goûter, c’est vous qui voyez.

Alors c’est parti, on achète une betterave CRUE (et ce n’est pas la partie la plus facile de la recette !). On ne l’épluche pas, on la brosse sous l’eau pour bien la nettoyer. On la coupe comme un carotte râpée, on l’assaisonne avec huile d’olive ou huile de noix et vinaigre, sel et poivre. On râpe par-dessus un bon chèvre bien sec et on se régale !

Pour le pesto : 4 petites courgettes, 4 petites poignées de pignon de pin, 10 à 15 feuilles de basilic, 1 gousse d’ail et 4 cuillères à soupe d’huile d’olive, oups, j’avais oublié une cuillère à soupe de parmesan ! Les courgettes dans l’eau bouillante pendant 5 à 10 minutes, vous les mixez et les réservez. Vous hachez les feuilles de basilic, les pignons, la gousse d’ail écrasée, le parmesan et l’huile d’olive et vous mélangez tout ça avec la courgette qui attend impatiemment. Un peu de sel et de poivre, le tout sur une tranche de pain complet grillé et c’est fini !

Déjà ?

11 octobre 2011

Etre ou ne pas être…Maitres Restaurateurs

Publié par luoran dans Boire & manger

Etre ou ne pas être...Maitres Restaurateurs dans Boire & manger untitl10Depuis quelques temps, je vois fleurir  sur les sites internet ou à la porte des restaurants de jolis panonceaux annonçant un titre quelque peu pompeux : « Maître Restaurateur ». A priori, cela ne m’ennuit guère. Ce qui me chiffone, c’est que certains clients y voient là une attibution de bon restaurant, un label qualitatif quant à la cuisine qu’on y sert. Non, non, et non.

Pour prétendre au Titre, il faut remplir un cahier des charges :

La cuisine doit être faite sur place.

Avoir du personnel qualifié.

Accueillir le client de manière aimable, souriante, courtoise, chaleureuse, en utilisant des formules de politesse adaptées.

La tenue et la présentation du personnel d’accueil doivent être soignées, propres.

Assurer un service à table efficace et attentionné. Gérer l’attente entre les plats.

Servir des plats en quantité suffisante. Leur présentation doit être soignée et attractive.

Prendre congé du client de façon chaleureuse, aimable et souriante avec remerciements.

Bon, en gros, il suffit de faire son métier normalement, c’est ça ?

Je suis tout à fait d’accord sur le fait qu’il y ait besoin de faire le tri parmi toutes les offres de restauration ; on peut d’ailleurs voir à quel point la profession s’est enlisée, quand il s’agit  »d’imposer » à certains un cahier des charges qui se veut être ce que le restaurateur devrait naturellement faire !

Ce qui me gêne dans ces labels attrape-clients, c’est qu’il s’agit pour moi d’un simulacre de label qualitatif. On y trouve tout et rien, les meilleurs tables, comme les pires ! Des endroits qui, justement, ne cuisinent pas proprement dit et dans lesquels je ne mettrais jamais les pieds ! Alors on est en droit de s’interroger sur les critères de sélection.

Plusieurs associations se sont réunies pour créer celle des Maîtres Restaurateurs, notamment les Restaurateurs de France. Je ne sais pas exactement si l’adhésion aux Maîtres Restaurateurs se déroule de la même façon, mais à l’époque c’était ça : tu raques 1000 euros par an pour qu’un jeune de 25 balais tout droit sorti de son cabinet d’audit qui ne sait même pas faire la différence entre une palourde et une st-jacques et qui met des glaçons dans son vin, te dises si tu remplis le nombre de cases nécessaires pour faire partie de l’équipe de vainqueurs, et ce qu’il faut changer pour avoir droit au titre prestigieux !

Ne vous laissez pas berner par cette publicité trompeuse, panonceaux, guides et autres enseignes commerciales. Il peut y avoir du  très bon, comme du mauvais. Alors fiez-vous d’abord à vous-même, au goût vrai. Préferez les cartes courtes qui cuisinent les produits de saison, les restaurants autentiques ; fuyez les cartes à rallonge et les lieux qui vous proposent tout, c’est souvent qu’ils ne savent justement rien faire !

24 juin 2011

Bath’s à Clermont

Publié par luoran dans Boire & manger

Bath's à Clermont dans Boire & manger img10Etant donné que j’ai très peu de lecteurs auvergnats, ce titre ne parlera pas à grand monde. Surtout que je ne vais vous parler ni de bain, ni de baignoire.

La brasserie Bath’s est nichée au coeur de Clermont-Ferrand, au marché Saint-Pierre. Etablissement vieux de nombreuses années, tenu à l’origine par le père et la mère, ensuite par la mère – le père et le fils étant partis officier sur Paris – et maintenant…vous l’aurez tous senti venir, par le fils !

Le fils a donc racheté l’établissement à sa mère. Exit les nombreux tableaux – Madame peint – et la déco un tantinet poussiéreuse, place à une déco résolument jeune et moderne, façon loft new-yorkais, le tout très réussi ! Le menu à 25 € est très engageant, et n’a rien à redire quant au rapport qualité prix : tartare de saumon / foie gras de canard, dos de cabillaud / coeur de rumsteack, café gourmand et profiterolles, le tout maison bien sûr !

Mis à part -ben oui, sinon c’est pas marrant ! – le tartare qui manquait un peu de finesse et la carte des vins un  peu courte (notre choix s’avéra néamoins très bon : un Côtes du Roussillon, Domaine le Roc des Anges), c’était très bien !

16 juin 2011

MIAM

Publié par luoran dans Boire & manger

IL Y A DES CHOSES QUI FONT REVER…

 

MIAM dans Boire & manger img_0010

 

Il faut se rendre à la Tour d’Argent à Paris pour déguster ce nouveau dessert crée par Guillaume Caron (je ne peux pas ne pas le citer !), chef pâtissier. De forme cylindrique, en feuilletage caramélisé, garni d’une crème vanille Bourbon de Madagascar recouvrant un secon cylindre, ce biscuit est décoré de feuilles d’or et repose sur un socle praliné feuilleté. Il est découpé devant le client et est accompagné d’une sauce caramel tiède.

AAHHHHaaahhhhh…

18 mai 2011

Opération tofu réussie !

Publié par luoran dans Boire & manger

L’opération tofu de dimanche soir s’est très bien déroulée et peut même se targuer d’avoir obtenu double succès :

- l’aspect était on ne peut plus appétissant, n’est-ce-pas ??

- Homme était comblé ! (et homme est difficile !)

Opération tofu réussie ! dans Boire & manger p1020612Permettez-moi une petite parenthèse explicative pour ceux qui ne seraient pas familiarisés avec le tofu. Le tofu nous vient d’Asie, il s’agit d’une pâte de soja, pâte issue du caillage du lait de soja. Mon premier  (et dernier !) essai remonte à mon premier voyage en Chine. Il faut dire qu’on en trouve sous toute les formes, de tous les goûts et de toutes les couleurs !! Je ne résiste pas à l’envie de copier-coller une phrase explicative tirée de wikipédia : « Composante importante de l’alimentation asiatique, le tofu existe sous de nombreuses formes (séché, fumé, en feuilles ou en blocs, poilu, aux herbes …) ». Ca ne vous met pas l’eau à la bouche ? Vous l’aurez compris, j’ai arrêté le tofu pendant de nombreuses années et l’ai évité chaque fois qu’il se présentait à moi, surtout poilu !

Quoiqu’il en soit, j’ai décidé de renouer avec le tofu, pour le meilleur et pour le pire. Il s’agit de plus d’une très bonne alternative à la viande, celui-ci étant bourré de protéines. (Mais non, maman, je ne suis pas devenue végétalienne ! Tout de suite…)

La recette s’intitule : Clafoutis de tomates au tofu nature et au chèvre frais, et il vous faut : 100 g de Tofu nature, 500 g de tomates cerise, 1 oignon, 2 oeufs, 100 g de chèvre frais, 200 ml de lait ½ écrémé, 1 c. à café d’huile d’olive, 1 c. à soupe de Maïzena , 1 petit bouquet de basilic ciselé, sel, poivre.

Coupez les tomates cerises en deux. Epluchez l’oignon, émincez-le et faites-le revenir dans de l’huile d’olive. Delayez la maizena dans un peu de lait. Battez les oeufs en omelette puis ajoutez la maizena + lait, et le reste de lait. Salez, poivrez.

Ecrasez le tofu et le chèvre à la fourchette; Mélangez le tout : lait, chèvre + tofu, tomates, basilic, oignon.

Enfournez pendant 30 minutes à 200°. 

Et pendant ce temps-là, on lessive la cuisine !! J’en fous PARTOUT ! Je dois bien l’avouer…

12 mai 2011

Delicious cookies !

Publié par luoran dans Boire & manger

Delicious cookies ! dans Boire & manger p1020611Ca faisait un moment que je ne vous avais pas mitonné quelque chose, hein ? Et bien voilà, c’est chose faite avec ces délicieux : Cookies aux flocons d’avoine.

Avant de commencer, j’ai un précieux conseil à vous donner : éviter de réaliser cette recette avec un enfant de 20 mois dans les pattes, ce sera beaucoup plus facile. Mettez la musique  à fond !! c’est parti !

Il vous faut : 100g de beurre, 3 dl de flocons d’avoine (bon au début j’ai trouvé ça bizarre les décilitres de flocons d’avoine ! j’ai mesuré avec un biberon en convertissant en millilitre ; mais si c’est facile ! Hé, si j’yarrive…), 1,5 dl de pépites de chocolat ( la recette de base c’est avec des raisins secs…mais j’aime pas ! A vous de voir…), 150g de sucre roux, 2 dl de farine et 3 cuillères à soupe d’eau.

Mettez les flocons dans un bol et versez-y le beurre fondu ; mélangez. Ajoutez les pépites de chocolat et le sucre ; remélangez. Incorporez la farine. Ajoutez l’eau. Mélangez bien jusqu’à obtenir une pâte.

Faire des petites boules sur du papier cuisson, les aplatir un peu et enfourner à 180° (préchauffé) pendant 10-15 minutes. Et on attend que ça refroidisse avant de se jeter dessus !

Et si tout va bien, dimanche, c’est tofu !

10 mai 2011

Dégustation

Publié par luoran dans Boire & manger

Dégustation dans Boire & manger p1020610J’ai hésité quant au titre à donner à cet article. « Dégustation » ou « A la recherche du Crozes-Hermitage« . J’ai opté pour « Dégustation« , qui met un peu plus l’eau à la bouche.

Nous travaillons depuis plusieurs années avec le Domaine Combier, en Crozes-Hermitage, et, le printemps aidant sans doute, l’envie de changer pointa son nez. Mais je garde jalousement, cachés au fond de la cave, quelques magnums de ce délicieux breuvage qu’est le « Clos des Grives ». Et comme vous le savez :  »Qui ne vend pas, boira ! ». Quoi ? ah non ? ce n’est pas un adage connu ?…

Crozes-Hermitage, appellation du vignoble de la vallée du Rhône, une de mes régions préférées… Nous avions plusieurs noms en tête, puis nous nous sommes finalement arrêté sur Dard et Ribo, que nous avions déjà dégusté il y a quelques années au Repaire de Cartouche à Paris.

Ni une ni deux je décroche mon téléphone. Un 04….. et une question relative à l’envoi de tarifs plus tard ; « j’ai rien à vendre ! ». « j’ai plus rien à vendre ! ».

Oui, vous sentez vous aussi, j’en suis sûre, ce côté plus vigneron-les-mains-dedans que commercial. Personnellement, c’est ce que j’aime ! Le côté vigneron bourru renferme parfois des trésors ! Et moi qui en rajoute une couche : « Vous n’avez pas de site internet ? » « SUREMENT PAS ! ». Et vlan, comme ça, c’est dit ! « Il faut rappeller en septembre ! ». Et bien tu peux compter sur moi, c’est noté !

Une deuxième tentative nous pousse à appeller la cave incontournable de Clermont-Ferrand, j’ai nommé Les Caves Tissandier, étant sûrs de trouver là quelques noms intéressants. « Quelles références avez-vous en Crozes-Hermitage ? » « J’ai les meilleurs !! ». Vlan ! Comme ça c’est dit aussi ! « Domaine du Colombier, Combier, Alain et Maxime Graillot, Gilles Robin… ».

Et donc, comme le titre de cet article l’indique, nous avons dégusté…

Deux Crozes-Hermitage. L’un du Domaine des Lises tenu par Maxime Graillot, l’autre, la cuvée « Albéric Bouvet » de Gilles Robin. Et nous avons trouvé notre bonheur. Le premier, fruité, légèrement poivré, un très bon vin, mais il nous manquait un petit quelque chose que nous recherchions. Nous l’avons trouvé… chez Gilles Robin. Plus animal, cuir, fruité compoté, élégance, souplesse…Superbe !

13 janvier 2011

Tuber Mélanosporum…ou pas ?

Publié par luoran dans Boire & manger

Tuber Mélanosporum...ou pas ? dans Boire & manger p1020211Tuber, vous avez dit tuber ? La Tuber Mélanosporum, pour ceux qui ne le savent pas, c’est le nom scientifique de la truffe noire du Périgord, la plus réputée, la plus savoureuse et la plus chère de la vingtaine d’espèces qui existent en France. On l’appelle rabasse en provence, les intimes la nomment Mélano. Son enveloppe extérieure est noire à maturité, sa chair noir-violacée traversée de fines et nombreuses veines blanches, son parfum est dit exceptionnel et incomparable.

Donc, j’ai, enfin on, enfin plus exactement il a acheté de la Tuber Ménalosporum. C’est plutôt rare et cher, comparé à la truffe chinoise insipide qui inonde les étals ou celle de Bourgogne, pas mal aussi, mais beaucoup moins savoureuse, alors quand on en trouve on est super content – votre porte-monnaie un peu moins, certes – et impatient. Et figurez-vous qu’en Auvergne on a un Monsieur Truffe, LE pro de la Tuber quel qu’elle soit !

Me voilà donc partie sur les chemins glacés de l’Inra, ma Tuber serrée sous le bras telle un trésor, son parfum bien spécifique, chatouillant délicatement mes narines, malgré le sopalin et le Tupperware, avide d’en savoir un peu plus sur la truffe et de savoir si Mélanosporum ou pas, elle était vraiment  – bien que nous en fûmes persuadés ! J’y ai rencontré Mr Chevalier, fort sympathique, qui d’un seul coup d’oeil sur les « verrues » de votre truffe, peut défaire une réputation. La mienne est sauve !

Sachez donc que les verrues de l’écorce d’une Ménalosporum sont toujours très petites et que la meilleure période pour les déguster c’est janvier-février, ayant atteint leur maturité optimum. Sachez également que si son parfum exhale, ce n’est pas en vue de projets purement gastronomiques, mais pour attirer souris et autres rongeurs pour qu’ils la mangent et ainsi la disperse.

 

 

28 octobre 2010

Soupe courge pomme carotte

Publié par luoran dans Boire & manger

Bon, c’est pas que je sois grande cuisinière, mais il m’arrivait, comme vous le savez, le temps d’un dimanche de m’essayer à mes recettes super fastoches, mais non moins goûteuses, pour le plus grand bonheur de monsieur, qui pouvait ainsi se régaler (mais si, il se régale !).

Charlie a eu 14 mois lundi, et cela fait….au moins…14 + 3, donc 17 mois, que je n’ai rien fait ! Enfin, rien, rien, soyons précis : rien pour monsieur et moi-même, mais alors je suis imbattable sur les purées, compotes et autres soupes. Carottes au cumin, pommes poires vanille cannelle, pommes coings, navet topinambours…elle se régale !

Et pourquoi ne pas, me suis-je dis, partager également quelques recettes pour petits en pleine diversification alimentaire ?! Donc aujourd’hui : soupe courge pomme carotte ! Et soit dit en passant, c’est aussi bon pour les grands !

Personnellement, je fais une bonne quantité de soupe puis j’en congèle un peu, si vous en voulez moins, à vous de diviser !500g de courge, 2 pommes grany, 4 carottes, une pincée de curcuma, une pincée de cumin, sel, poivre, une cuillère à café d’huile d’olive, une cuillère à soupe de crème fraîche.
Epluchez les pommes, la courge et les carottes. Coupez les en petits cubes que vous ferez revenir pendant 10 minutes dans une casserole avec un fond d’huile d’olive. A l’issue des 10 minutes de cuisson, versez de l’eau (3/4 de litre environ), ajoutez les épices et le sel.

Laissez cuire à feu moyen pendant 20 /30 minutes. Passez au mixer.

En servant, vous pouvez ajouter si vous le souhaitez un peu de gruyère, un peu de crème et des croutons.

Ils vont se régaler !!

18 mai 2010

La Rotonde du Lac, Vichy

Publié par luoran dans Boire & manger

Vichy, petite ville nichée au coeur de l’Auvergne. Son thermalisme, son architecture cossue, et… sa Rotonde du Lac.

La Rotonde du Lac, c’était LE grand restaurant de Vichy dans les 90′s, un cadre cossu avec vue imprenable sur l’Allier, produits d’une qualité irréprochable et savoir-faire. Malheureusement, cette « institution » est tombée en désuétude, et pendant de nombreuses années on a pu voir le batiment se détériorer de mal en pis…

Bref, aujourd’hui La Rotonde s’est refait une jeunesse et trône fièrement au bout de la superbe esplanade aménagée en même temps. Un batiment flambant neuf, un cadre des plus élégant, toujours cette vue imprenable sur l’Allier, mais…DES SAUCES EN BOITE !!! Ah non, non, non ! ça vous flingue un repas !

La cuisine est honnête, même si malgré tout c’est un peu de « la flûte » (je pique l’expression à mon voisin !). Les produits sont de bonne qualité, il y a de la (petite) recherche, parfois de l’idée, et souvent du travail sur les assiettes, mais il manque indéniablement le goût et le « petit plus » qui font la différence. Ajoutez à cela une carte des vin quasi-nulle…

Ceci dit, cette Rotonde vaut bien une petite visite, ne serait-ce que pour vous faire votre idée ; agrémentez le tout d’une petite marche digestive sur les bords de l’Allier et Mémé sera comblée !!

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